Avignon 2019

On me demande souvent : « qu’est ce qu’il faut aller voir ? » et je réponds invariablement « qu’est ce que tu veux voir ? »

Parce que conseiller une pièce, cela n’a rien d’évident ! On peut, bien sûr, recommander une valeur sûre, car il existe quelques rares pièces qu’il est vraiment difficile de ne pas aimer, quelle que soit notre humeur, la chaleur qu’il fait, les gens avec qui l’ont est…
Et puis il y a des pièces que l’on aimera (ou pas) en fonction de la situation, du lieu (voir une pièce à Paris ou à Avignon, par exemple, cela n’a rien à voir), de l’heure, des amis qui nous accompagnent (des coincés, des cools, des vieux, des ados, des intellos ?)…
Alors là j’ai besoin de plus d’infos : Envie de rire ? De réfléchir ? D’être ému ? Surpris ? Choqué ?…

Je vous présente donc ici, en vrac, les pièces que j’ai déjà vues (à Paris ou à Avignon les années précédentes) et que j’ai aimées. C’est incomplet bien sûr puisque c’est impossible de tout voir et que surement je suis passée à coté de chefs d’œuvre et que je ne peux pas non plus citer toutes les pièces que j’ai aimées car ce serait trop long. N’hésitez pas à lire les articles qui y sont attachés ou à me demander plus d’information !

 
Adieu Monsieur Haffmann   –  THÉÂTRE DU ROI RENÉ
On ne présente plus cette pièce au succès mérité. Nous en avions déjà parlé : ici.
Chagrin pour soi   –  THÉÂTRE DES GÉMEAUX
Une pièce légère, mais pas que ! Article ici.
COMÉDIENS !  –   LA FACTORY – Théâtre de l’Oulle
Une comédie musicale étonnante ! Un spectacle tout en finesse et en émotion. A voir, oui oui oui ! Article ici.
Criminel :
Un sujet très original, une histoire dont on a envie de savoir la fin, un vrai suspense pour cette pièce très bien interprétée. La scénographie simple et ingénieuse accompagne parfaitement une mise en scène fine et efficace.
Dans la peau de Cyrano  – THÉÂTRE DES CORPS SAINTS
Un véritable coup de cœur pour cette pièce. Magnifique seul en scène, où Nicolas Devort interprète une quinzaine de personnages de tous âges. A voir avec vos enfants si vous les avez sous la main (ou entre adultes bien sûr). Un texte sensible et drôle servi magnifiquement.
En attendant Bojangles   –  THÉÂTRE DES BÉLIERS
Une jolie histoire humaine. Article ici.
Ensemble  –  THÉÂTRE DU CHÊNE NOIR
Une histoire sensible et touchante. N’oubliez pas vos mouchoirs !
Et si on ne se mentait plus ?   –  THÉÂTRE NOTRE DAME
Une pièce généreuse à la rencontre de quelques amis célèbres. Article ici.
Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée   –  THÉÂTRE DES BARRIQUES
Quand Musset, c’est « cool ». Article ici.
Intra muros   –  THÉÂTRE DES BÉLIERS
L’excellente pièce d’Alexis Michalik sur le milieu carcéral. A voir bien sûr !
La Machine de Turing   –  THÉÂTRE ACTUEL
La pièce qui a raflée 5 molières cette année ! Une histoire touchante interprétée avec finesse.
La Magie lente  –  ARTÉPHILE
Un moment touchant et bouleversant. Une pièce utile et superbe !! Mon gros coup de cœur de cette année à Paris. Article ici.
La « putain » du dessus   –  THÉÂTRE L’OPTIMIST
Un très beau texte d’Antonis Tsipianitis particulièrement cruel dans sa quotidienneté. Une femme bafouée et humiliée qui tout à coup respire à nouveau. Une vraie force dans ce personnage interprété avec finesse et intensité par Émilie Chevrillon.
Le bois dont je suis fait  – THÉÂTRE DES CORPS SAINTS
Ils sont deux cette fois ci (avec Nicolas Devort de Dans la peau de Cyrano) pour cette sensible comédie sur la famille.
Le comte de Monte-Cristo  –  THÉÂTRE DES GÉMEAUX
Une adaptation captivante de ce roman fleuve d’Alexandre Dumas. Les trois excellents comédiens nous tiennent en haleine du début à la fin.
Le monde merveilleux du colibri   –  THÉÂTRE DES BRUNES
On sort du théâtre sous le charme, avec le sourire aux lèvres et l’envie de prendre la vie du bon côté. Article ici.
Le Porteur d’histoire  –  THÉÂTRE DES BÉLIERS
Un autre des grands succès (mérité) d’Alexis Michalik
Le Portrait de Dorian Gray  –  CONDITION DES SOIES
Une très belle adaptation de ce roman d’Oscar Wilde !
Les Couteaux dans le dos   –  PETIT LOUVRE
Pièce originale et poignante.
Les Passagers de l’aube  –  THÉÂTRE LA LUNA
On passe un très bon moment à regarder et partager avec eux cette histoire très intéressante et parfaitement documentée. Un sujet original et une mise en scène toute en finesse.
Les secrets d’un gainage efficace 11 • GILGAMESH BELLEVILLE
Un spectacle utile ! Pour les hommes et les femmes. Article ici.
Nina, des tomates et des bombes  –  ARTO
Un seul en scène très poétique ou cette comédienne, lucide et engagée, nous livre sa vision du monde. Nous en avions déjà parlé ici.
Soyez vous-même THÉÂTRE DES LUCIOLES
Une pièce sombre ou l’on rit (parfois jaune). Un excellent duo d’actrices. Nous en avions parlé ici.
T-Rex, chronique d’une vie de bureau ordinaire  –  THÉÂTRE DES CARMES
L’aventure d’un héros quotidien. Une pièce originale et touchante. Article ici.
Une vie sur mesure  – THÉÂTRE DES GÉMEAUX
L’excellente pièce de Cedric Chapuis. Gros coup de cœur. A voir !!!
Voyage au bout de la nuit  –  VAN GOGH PETIT LOUVRE
Magnifique interprétation de Franck Desmedt. Article ici.
Les funambules  –  THÉÂTRE LA LUNA
La tolérance en chanson. Un spectacle utile et touchant. Article ici .

Bon festival !!

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Noire

Une très jolie scénographie avec des diffusions d’images d’archive accompagne cette « conférence ». Car en effet c’est plus un discours qu’une réelle pièce de théâtre que nous découvrons ici.

L’auteure avait d’abord refusé de se prêter à cet exercice trop éloigné de son propre métier et puis sur l’insistance du metteur en scène elle a finalement accepté.

Le résultat est intéressant, le texte est très beau mais l’ensemble est un peu lisse et là où clairement on aurait dû être ému, rien ne nous touche réellement.

Cela reste un beau travail et l’on en ressort avec l’envie de lire le livre, ce qui est déjà pas mal…

Au théâtre du rond point jusqu’au 30 juin 2019

D’après « Noire – La Vie méconnue de Claudette Colvin » de : Tania de Montaigne, Adaptation et mise en scène : Stéphane Foenkinos,
Avec : Tania de Montaigne

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Retours / Le père de l’enfant de la mère

Un décor année 50, une ambiance étrange, un homme et une femme, tristes, attendent leur fils, disparu. C’est le point de départ d’une pièce qui pourrait être un drame comme les autres. Mais c’est sans compter sans le talent d’écriture de Fredrik Brattberg, écrivain norvégien qui déconstruit et analyse les situations familiales afin d’en faire ressortir les sentiments les plus sombres. Au fur et à mesure de la pièce, le climat s’assombrit donc jusqu’à virer à l’horreur.
La deuxième pièce, basée également sur le comique de répétition, dissèque, quand à elle, les échanges entre deux parents se disputant l’amour d’un enfant : jalousie, haine, amour…. les émotions et impulsions les plus inavouables font surface.

A la fois comique et horrible, absurde et dérangeante, ces deux pièces à l’humour noir et tranchant cassent tous les codes moraux pour nous faire réagir.

La mise en scène est intéressante et originale et les comédiens sont sincères et parfaitement dans leur rôle. La très belle scénographie, comme un prolongement des libertés prisent par l’auteur, efface les codes et les limites.

Une pièce étrange et passionnante.

Au Théâtre du Rond Point jusqu’au 30 juin 2019

Textes : Fredrik Brattberg
Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia
Avec : Camille Chamoux, Jean-Charles Clichet, Dimitri Doré

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Bigre

Bigre, c’est un petit bijou, un extra terrestre du théâtre. Un projet un peu fou sur le papier et qui pourtant cartonne. Le public est-il prêt à assister à 1H25 de spectacle sans aucune parole ? Et oui… Les rires fusent du début à la fin ! L’humour est parfois potache mais c’est là la réussite de ce pari : faire rire de situations improbables, de malentendus et de surprises.

Trois personnages fantasques et ubuesques habitent dans un immeuble – le décor est particulièrement réussi – ; on les découvre chez eux, dans leur quotidien avec leur solitude, leurs petites manies secrètes et leurs habitudes de célibataires. Ils vont se croiser sur leur palier commun et leurs rencontres seront toujours extravagantes et drolatiques.

C’est du burlesque, c’est du clown, c’est absurde, grotesque, loufoque. C’est du Charlie Chaplin, du Buster Keaton, c’est les Marx Brothers, c’est Jacques Tati réincarné !

Un spectacle jouissif !

A voir et à revoir !

Un spectacle de et avec : Pierre Guillois
Co-écriture et interprétation : Agathe L’Huillier, Olivier Martin-Salvan
En alternance avec : Éléonore Auzou-Connes, Anne Cressent, Bruno Fleury, Jonathan Pinto-Rocha

Au Théâtre du Rond point jusqu’au 30 juin 2019

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MAYA – Une voix

C’est l’histoire d’une voix, celle de Marguerite Annie Johnson – plus connue sous le nom de Maya Angelou – , qui est racontée ici. Une voix muette, étouffée par le malheur, qui finalement s’élargit, grandit et enfin jaillit. C’est une voix qui s’élève et qui se fait entendre.

Maya, au théâtre de l’Essaïon, c’est la voix d’Ursuline Kairson, qui interprète l’écrivaine et poétesse américaine. Elle est merveilleusement entourée de quatre autres comédiennes chanteuses dont l’énergie remplit la salle et qui vont interpréter les différents personnages qui ont jalonné la vie de Maya : sa famille, ses employeurs, ses amis…
Cette comédie musicale résulte d’un travail d’équipe longuement mûri, et l’aboutissement est très réussi.

C’est touchant, drôle et prenant, on est captivé par l’histoire intime de ce personnage pourtant si connu.
La mise en scène d’Éric Bouvron est précise, rythmée et très complète. Une jolie manière de découvrir cette poétesse américaine assez peu connue en France.
Une pièce sur l’importance de la parole !
A voir.

Auteurs: Eric Bouvron, Julie Delaurenti, Tiffany Hofstetter, Sharon Mann, et Elizabeth Wautlet.
Mise en scène : Eric Bouvron
Avec : Ursuline Kairson, Julie Delaurentiou Sharon Mann, Vanessa Dolmen, Tiffany Hofstetter ou Elizabeth Wautletet Audrey Mikondo.

Au Théâtre de l’Essaïon jusqu’au 15 juin puis du 28 juin au 27 juillet 2019

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Une pièce un peu folle sur la folie, une pièce très libre, un peu loufoque et pourtant si juste et si émouvante.

Zabou Breitman a rassemblé des textes authentiques de réunions de spécialistes de l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, des scènes de Tchekhov, de Shakespeare ou d’elle-même et en a fait cette très jolie pièce.

On nous laisse voir le devant et le derrière, le visible et le secret, la scène et les coulisses de l’hôpital psychiatrique mais aussi de la pièce elle-même. Nous assistons à plusieurs points de vue, plusieurs prises d’angle. C’est surprenant, troublant et très intéressant.

On rit, on est ému, gêné parfois tellement on sent la réalité des hôpitaux psychiatriques toute proche. On est presque un peu voyeur devant ces malades mais également devant l’alternance de fermeté, vulnérabilité, indifférence et protection de la part des soignants.

Une mise en scène précise, drôle et originale, pleine de fantaisie. Un spectacle très abouti !

Textes, adaptation et mise en scène : Zabou Breitman
Avec : Antonin Chalon, Camille Constantin, Rémy Laquittant, Marie Petiot

Au théâtre du rond point jusqu’au 2 juin 2019

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Dieu habite Düsseldorf

Difficile de décrire cette pièce, électron libre, à la fois surréaliste et drolatique.
Sébastien Thiéry, l’auteur de cet ovni, a son univers bien à lui, inclassable.

Le texte est joussif, direct, sans fioritures et va à l’essentiel. Les relations sont épurées, et libres. Tout semble simple et clair dans cet univers étrange. Les répliques percutantes font mouche et les situations improbables se succèdent, plus étonnantes les unes que les autres.

La pièce est une succession de sketchs dans lesquels les deux personnages vivent tour à tour des petites aventures d’un quotidien absurde et décalé. Ces scènes pourraient se passer dans le futur ou dans un univers parallèle. Pour les personnages pourtant, tout semble normal, logique et habituel. Ce sont des petits, des isolés, des inaptes, des imbéciles heureux, des gentils inoffensifs. Ils ne se révoltent jamais mais acceptent leur réalité avec calme et même bonheur.

Ils sont terriblement pathétiques mais étrangement on ne les plaint pas car ils semblent sympathiques et heureux. Ils sont finalement assez émouvants et touchants.

C’est pourtant une vision assez sombre qui plane derrière l’aspect comique de ce spectacle. On assiste en effet à de petites tragédies du quotidien, situations insolites et absurdes que les personnages traversent tranquillement avec dérision et résignation.

C’est ce décalage bien sûr qui est hilarant. Le jeu hyper naturel des comédiens Éric Verdin et Renaud Danner y est d’ailleurs pour beaucoup. C’est subtil et intelligent.

Une pièce loufoque et cocasse.

On rit beaucoup !

Au Lucernaire jusqu’au 8 juin 2019

De Sébastien Thiéry
Mise en scène et avec Éric Verdin et Renaud Danner

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An Irish Story

À l’entrée des spectateurs Kelly Rivière est déjà sur scène et son air pensif et inspiré nous intrigue déjà.
Et puis tout d’un coup elle se met à parler, un peu comme on plonge dans le grand bain, sans transition et surtout sans retour possible et tout de suite on a envie de l’écouter, d’en savoir plus, de comprendre et de découvrir son histoire.

Kelly Rivière, comédienne de cette Irish Story, en est aussi l’auteure. Cette histoire c’est en partie la sienne. Une histoire qui a pour base ses interrogations et ses recherches sur la disparition de son propre grand père. Ces questionnements l’ont amenée sur un plateau, parce qu’en parler et inventer la part du mystère qu’elle n’avait pu découvrir était un soulagement.

Kelly Ruisseau, personnage de ce récit, nous entraîne donc derrière elle à la recherche de ses origines. Elle a désespérément besoin de combler le trou noir qu’a laissé son grand-père disparu. Elle va lutter avec persévérance contre tous les obstacles qui se présentent (résistance de sa mère, refus violent de sa grand-mère…) pour tenter de découvrir la vérité. Son objectif : savoir qui était vraiment ce personnage énigmatique dont on ne parle jamais dans la famille.

Une histoire à la fois captivante et touchante. La comédienne, sensible et drôle, nous guide dans sa quête. On ne la quitte pas du début à la fin, 1h25 d’histoire, d’aventure, de passion, de questions, de larmes, de rires…

Quelle partie de nous se construit à partir de l’histoire de notre famille ? Quel héritage nous laissent les souffrances de nos ancêtres ?

Une fiction autobiographique, une épopée moderne sur fond d’exil, de double culture, de difficultés d’insertion et de secret de famille. Une pièce passionnante et touchante, magnifiquement interprétée.

De et avec Kelly Rivière

Jusqu’au 30 juin 2019 au Théâtre de Belleville

 

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c) David Jungman

Les Topor #2 Les prix de l’inattendu

Dans un décor très original créé par Sophie Perez la cérémonie des Topor 2019, orchestrée par Jean-Michel Ribes, a eu lieu lundi 9 avril au théâtre du Rond-point.
C’est l’apologie de l’originalité, du différent et de l’inattendu.
Des récompenses pour les oubliés, les extravagants et les hurluberlus. Le tout de bon gout et avec beaucoup de plaisir et d’humour.

Cette année ont été récompensés les artistes suivants :

JULIE FERRIER
« C’est pas parce qu’elle est folle qu’elle ne l’est pas »
Topor MGEN 2019
ALOISE SAUVAGE
« On est bien content que ce soit elle »
BRECHT EVENS
« Rembrandt l’aurait aimé »
THIERRY ILLOUZ
« Des MonstreS parce qu’on en est tous »
ERIC POINDRON
« L’Éditeur arrosé par son poème »
LAETITIA DOSCH
« À partager avec son cheval »
BRIGITTE FONTAINE
« Topor 2019 de L’Évidence »
I FEEL GOOD de Benoît Delépine et Gustave Kervern
« Alors là, chapeau ! »
FANTAZIO
« Tant qu’à faire autant que ce soit lui »
WILLEM
« Grand prix Topor 2019 »

Et pour revoir la cérémonie en streaming c’est ici :
https://www.france.tv/spectacles-et-culture/theatre-et-danse/962651-ceremonie-des-topor-2-les-prix-de-l-inattendu.html

Un événement conçu et animé par : Jean-Michel Ribes
Avec la complicité de : Nicolas Topor
Animé par : Jean-Michel Ribes, Valérie Amarou
Jury : Frédéric Bélier-Garcia, Sophie Deschamps, Alexandre Devaux, Jean-Marie Gourio, Catherine Laugier, Yolande Moreau, Sif Ourabah, Fabienne Pascaud, Thomas de Pourquery, Stéphane Ricordel

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Plus grand que moi – Solo anatomique

Un étrange spectacle dans lequel nous entraîne Manon Kneusé, portée par les mots de Nathalie Fillion.
Un voyage imaginaire à la fois comique touchant et tragique.
Cassandre Archambault, personnage énigmatique, avance, tourne en rond, rebondit, recule, saute…
S’il est difficile parfois de la suivre, il est tout aussi impossible de ne pas l’accompagner.

À mi-chemin entre rêve et réalité, conscient et inconscient, elle nous entraîne dans son voyage initiatique à la recherche de réponses sur elle, sur le monde, la vie. Elle observe, compare, mesure, divague…
De très jolies ruptures rendent l’ensemble vivant et amusant. En une heure, Manon semble aller partout, au bout de tout et dans tous les sens. Comme si elle souhaitait poser toutes les questions qui lui sont passées par la tête depuis qu’elle est petite.

Une pièce solaire, portée par une comédienne engagée et joyeuse. Une performance poétique, drôle et pleine de fantaisie.

Texte et mise en scène : Nathalie Fillion,
avec : Manon Kneusé,
et la voix de : Sylvain Creuzevault

Au Théâtre du Rond Point jusqu’au 28 avril 2019

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